18.07.2008
Pitié, pas de buisson ardent...
Tu erres dans le désert.
Mais un désert qui résonne. Alors, tu clames bien fort : « hé ho ! » et rien d’autre que ton « hé ho » qui te gifle la joue gauche et la joue droite, qui te pilonne le bide.
Y a-t-il un oasis quelque part ? Un truc pour se rassasier ? Pour se protéger du soleil ? C’est un truc à douter de la véracité de ce qu’on raconte dans la Bible (sic). Moïse traversant le désert, en sandales, avec une gourde mince comme un intestin de chat. Tu y crois, toi ?
Y a-t-il une vie après la mort ? On voit bien par exemple que cette question n’a aucun intérêt. Ça voudrait dire que la mort dure, s’arrête et qu’on recommence. Non, si c’est ça, j’en veux pas, j’ai fait assez le poireau dans d’éprouvantes files d’attente (cinés, musées, boulangeries, glaciers, supermarchés, supermarchés de la culture, commissariats – et oui ! – organismes sociaux, pistes de skis, locations de vélos, bureaux des écoles, autoroutes), attendu assez, l’oreille collée au combiné pendant que Getz ressasse le même passage isolé de son déliquescent Impanema, que Brubeck me donne une vague idée de l’anti-swing ramollo, un truc à te donner des idées d’invasion de la Turquie, que Mozart te donne le la de sa 41ème boursouflure… Non, moi, ce que je veux savoir, c’est s’il y a une vie pendant la mort. Voilà !
Bref, le désert, c’est long, c’est ennuyeux, c’est chiant comme la mort sans la vie.
Hé ho ! (hé ho me répond mon écho).
Hé hé ? (Hé hé hé hé se moque mon écho).
Tu y crois que je vais trouver la hutte de Jethro et plein de filles assoiffées d’hommes, en plein désert ? Pourvu que je ne tombe pas nez à nez avec un buisson ardent, parce qu’il n’est pas joueur : tu t’es tout tapé dans un sens au péril de je ne sais même plus quoi, de ta carcasse allez, et le buisson ardent en te demandant si ça va, si ta nouvelle nana te convient, si tu t’es bien rassasié, si tu te sens bien dans ta nouvelle famille, avec ta nana, tes belles-sœurs et ton beau-père hyper conciliant, te demande, sans possibilité de lui refuser, de refaire tout en sens inverse et d’aller propager sa colère un peu partout…
Oh, bon sang, pourvu qu’il n’y ait pas de buisson ardent.
Ça urge !
Alors, tu cries plus fort : Hé ho ! Lentille, es-tu toujours vivante ?
Tivitioub
Peinture : Marc CHAGALL, Moïse devant le Buisson ardent, Musée National, Nice
13:21 Publié dans Pensées d'estomac | Lien permanent | Commentaires (97) | Envoyer cette note
16.07.2008
Donne nous ... (7) - l'Ultime Congrès (suite et fin)
A nos ennemis, nous disons, avez-vous oublié que nous n’avons pas de limites ?
Acclamations dans la foule
A nos ennemis, nous montrons leur faible fertilité.
Nous leur signifions qu’ils ne savent pas communiquer.
Ils regardent le bout de la terre, nous regardons l’univers.
Nombreux sifflements, huées
Pauvres êtres frêles et sans envergure.
L’ère de l’arrogance et de la domination est terminée, c’est la fin de l’aventure.
Cris « houuuuuu houuuuuuu »
Pauvres êtres sourds, qui ne savent communiquer.
800 langues différentes rien qu’en Nouvelle Guinée !
Rires et huées
Sachez, vous tous ici assemblés, que rien ne pourra nous arrêter !
Nous ne sommes ni des affamés ni des chiens, pour que l’on nous jette des os !
Acclamations et chants de victoire
A nos ennemis, nous disons, le temps du rêve a disparu, le temps de l’extinction est venu.
A nos ennemis, nous disons, le temps de la vanité est passé, il est temps de vous éclipser.
Rires et sifflements
Mes amis ! Mes amis ! Nous allons vivre un moment extraordinaire !
SilenceLa foule se tait
J’ai l’honneur d’ouvrir l’Ultime Congrès !!
Cris délirants dans la salle
[… moisissures …] pourquoi nous pouvons dire que l’industrie agro alimentaire contribue amplement à l’effort de guerre. Nous sommes plusieurs milliers, et je fais partie d’une section affectée à la « grande cuve », cuve qui peut contenir 200 litres. Les horaires sont continus, puisque chaque arrivée doit être traitée pendant 24 à 48 heures. Nous avons un calibrage très précis, et notre rôle est la sélection des denrées qui [… moisissures …] [… moisissures …] le produit de dilution qui a un rythme d’arrivage toutes les 3 à 4 minutes. Ce produit permet d’enrober les denrées non-conformes et de les renvoyer à l’avant cuve. Les locaux sont rendus instables par les mouvements du piston avant, mais nous sommes particulièrement entraînées à résister aux vibrations. Heureusement, car elles ont lieu entre 50 à 70 fois par minute, et ce pendant 10 à 12 heures ! et pourtant, nous ne déplorons aucun dommage alors que si vous comptez bien, ce sont 40 000 à 45 000 coups de pistons qui viennent ébranler nos locaux par jour !
Murmures d’admiration et quelques bravos
[… moisissures …] [… moisissures …] [… moisissures …] simple devoir, et ça n’est pas là le moindre des rôles qui nous sont échus. Car profitant du retour des denrées non-conformes, nous produisons du méthane, que nous faisons ressortir par l’avant cuve.
Quelques applaudissements
C’est ainsi que, chers amis, nous contribuons à hauteur de 18 % des gaz à effet de serre !!
Applaudissements nourris
[… moisissures …] [… moisissures …] [… moisissures …]
[… moisissures …] nous les avons contraints à consommer 1 000 fois plus d’antibiotiques et depuis plusieurs dizaines d’années, aucun antibiotique nouveau n’a été inventé ! Chers amis, nous sommes en mesure d’affirmer qu’aujourd’hui, la guerre est gagnée dans le secteur médical !!
Vifs applaudissements et hourras nombreux
Eh oui, non seulement nous décodons les armes chimiques, non seulement nous nous adaptons et résistons à leurs effets, mais nous nous communiquons les informations !!
Applaudissements et signes de victoire
Et ça n’est pas tout !!
Murmures étonnés et silence attentif
Songez qu’à ce jour, dans les hôpitaux, 30 à 40 % des malades sont sous antibiotiques, tout cela pour nous contrer alors même que nous n’avons pas encore attaqué, nous fournissant ainsi autant d’occasions de nous renforcer !
Songez qu’en réanimation, ce sont 80 à 90 % des malades qui sont sous antibiotiques !!
Certaines de nos sections sont multirésistantes et aboutissent rapidement à la mort certaines de l’ennemi si celui-ci ne se débarrasse pas à temps de la partie attaquée, et vous le savez, nous sommes rapides !!
Mais aujourd’hui, nous avons établi une nouvelle stratégie !! Oui, une nouvelle stratégie, qui va déborder totalement l’ennemi : leur solution principale pour nous éradiquer et nous empêcher de conquérir l’ensemble des secteurs, est le lavage de mains !!
Rires, huées, applaudissements
Mais il faut, pour que cela soit efficace, que ce lavage dure une minute au moins. Alors, pensez : 100 à 150 fois par jour, un lavage d’une minute. C’est pourquoi nous avons décidé d’attaquer en priorité les urgences, oui, vous avez bien entendu, nous allons contraindre l’ennemi à choisir entre sacrifier des blessés, ou passer son temps les mains sous l’eau !
Rires, hourras et applaudissements
[… moisissures …] [… moisissures …]
[… moisissures …] Il m’a été demandé de venir vous présenter nos avancées en matière d’Invasion Externe.
Sachez chers amis, que celle-ci est en bonne voie, et nous pouvons même prétendre aujourd’hui être que notre but est atteint.
Murmure d’approbation et silence respectueux puis reprise de l’orateur
Dans sa grande arrogance, l’ennemi a jugé bon d’aller explorer des terres nouvelles et notamment Mars. Où il n’a trouvé aucune trace de vie mais où il en a envoyé !! Oui chers amis, nous sommes allés conquérir Mars, fixés à des objets envoyés par l’ennemi, nous avons bon espoir de trouver de l’eau et ainsi de coloniser avant l’ennemi, car nous savons utiliser les oxydes de fer et de carbone, et d’attendre son arrivée tranquillement !!
Applaudissements
Mais ça n’est pas tout !! La section revenue par la navette Atlantis en 2006 est trois fois plus virulente que chacun d’entre nous grâce notamment à la production d’un nouveau biofilm protecteur. Nous comptons bien transmettre ces capacités à d’autres sections et l’ennemi connaît déjà nos capacités d’adaptation.
Hourras, trépignements d’excitation
Mes amis, nous serons marsiens avant l’ennemi et [… moisissures …] [… moisissures …] [… moisissures …]
[… moisissures …] malheureusement tempérer nos enthousiasmes de façon à vous mettre en garde : ne sous estimons pas l’ennemi.
Cet ennemi a longtemps été impressionné et nous a cru immortels. Ils avaient d’ailleurs retrouvé l’une des nôtres endormie, depuis 250 millions d’années et croyez moi, ça impressionne.
Cependant, depuis 2005, l’ennemi prétend que nous vieillissons. Un article de vulgarisation scientifique parle même de notre crépuscule.
Murmures désapprobateurs
Oui chers amis, et le plus douloureux c’est que nous avons été étudiés et filmés sans absolument aucun respect de notre intimité. L’ennemi a développé un logiciel de filature et d’analyse d’images, et a espionné 94 de nos colonies, violant ainsi l’intimité de 35 049 d’entre nous et clamant à la face du monde nos failles. Imaginez : l’article que je citais parle même de mères bipolaires, d’une partie dégénérée de notre anatomie, d’une transmission avec descendants floués, réveillant ainsi dans nos mémoires reptiliennes des tabous qui peuvent nous anéantir.
Murmures effarés
Enfin, le comble, c’est que l’ennemi se sert de ses découvertes illégales pour son propre compte et ainsi prévenir son vieillissement précoce, ce qui va nous contraindre d’intervenir à la place d’autres processus qui étaient alors nos alliés naturels !!
Mines effondrées
Cependant …
L’orateur hausse considérablement le ton
Ne renoncez pas !! Car, nous allons gagner !!
Croissez et multipliez, je vous le dis, croissez et multipliez, car nous sommes plus rapides, plus discrets, plus malins et plus adaptés.
Nous vaincrons !! Oui je vous le dis, nous vaincrons !!
Hourras de joie, trépignements, applaudissements
[… moisissures …] [… moisissures …] [… moisissures …]
[… le reste du document est illisible …]
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E. Pluchon se réveille à l’aube d’une nuit moite et agitée.
Il se gratte la tête.
Puis il regarde ses mains.
Il va aux toilettes.
Puis se lave les mains.
Une minute.
Il retourne vers son lit puis se ravise.
Il ouvre un tiroir de commode, prend une lampe de poche, et se dirige vers le vide ordure.
Ca n’est pas qu’il soit courageux.
C’est qu’il veut être utile, il doit surveiller, si on a besoin de son témoignage.
Publié par Audine
01:34 Publié dans C'est arrivé près de chez vous | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
14.07.2008
Donne nous ... (7) - L'Ultime Congrès (partie 1)
Monsieur le Président de Notre République,
Madame la Ministre de Notre Défense et de Notre Sécurité, Intérieure et Extérieure,
Monsieur le Commandant Suprême de Notre Vaillante Armée,
Bien que n’étant point de nature paranoïaque et sans me vanter, pratiquant un certain cartésianisme doublé d’un sens des réalités plus élevé que la moyenne, j’ai néanmoins et également à mon grand regret, l’impression nette qu’il est de mon devoir de vous adresser en pièce jointe ci annexée, des documents trouvés par le plus pur des hasards si tant est qu’un hasard puisse ne pas être pur, à coté de la poubelle qui est située sous la bouche du vide ordure, lequel vide ordure fait l’objet de ma part d’une demande incessante et réitérée de suppression auprès du Conseil Syndical de la Copropriété , qui la rejette sous le prétexte fallacieux que je suis minoritaire à habiter le rez de chaussée, exploitant ainsi le peu de goût de l’effort de mes voisins, ce qui n’est pas une gloire.
Comme vous pouvez de vos yeux le constater, ce document semble être une partie des actes d’un colloque ou d’un congrès, bien que le titre soit à moitié rongé par la pourriture, qui se développe à une vitesse galopante du fait de l’humidité entretenue par des fuites continuelles suspectées par moi-même de provenir du premier étage, mais que le Conseil Syndical de Copropriété, bien qu’informé dûment par mes soins, se refuse à faire colmater par un artisan désigné après appel d’offre, nous pouvons aisément le déduire à l’aide d’une lecture rapide des lettres encore intactes sur la page de garde, ainsi que de celle des écrits qui suivent.
J’ai dès le début de l’étude de ce document, dont la présence dans cet immeuble dépourvu d’habitant susceptible de participer à quelque chose d’aussi élaboré et collectif qu’un colloque m’intriguait, tout de suite repéré les quelques lignes extraites d’un discours de présentation des Brigades de Défense de l’armée syrienne devant Rifaat El Assad dans les années 70, avec ses femmes soldats mangeant à pleines dents des serpents vivants pour prouver leur bravitude ainsi qu’une ligne extraite d’une réponse de Kadhafi déclinant d’une façon insolente votre invitation à venir participer à l’UPM, alors même qu’il aurait du se sentir honoré de se voir renouveler une telle offre, sachant que le gazon des jardins de l’Elysée vient à peine de repousser suite à la présence de ses gazelles lors de sa première venue en notre Beau Pays.
Cependant, étant donné la nature pour le moins belliqueuse de ces écrits, l’hypothèse un peu folle et pourtant envisagée un quart de seconde par moi, qui consistait à soupçonner que certains des pays participants à l’UPM tiendraient un double langage et n’honoreraient en rien les paroles de paix données en votre présence, et du fait également même que justement, votre présence et votre Présidence garantissent l’absolue efficacité de ces démarches de paix et que les participants par vous invités en notre Beau Pays ne peuvent que l’admettre et avoir changé profondément pour abandonner leurs viles habitudes de dictature, y compris culinaires, j’ai donc renoncé à croire à une nouvelle guerre traditionnelle, à savoir les bons contre les méchants.
C’est avec un certain effroi, je vous l’avoue, que j’ai peu à peu réalisé l’horrible vérité par ces écrits révélée, et non sans avoir auparavant, muni d’une loupe et d’un éventail, déchiffré plusieurs fois ces textes, et avalé plusieurs whisky secs, pour me contraindre à admettre ce qui ne va pas manquer de vous frapper, après que vous ayez vous-même pris connaissance de cet envoi, que je ne me permettrais pas, croyez le, si je ne pensais pas que l’heure est grave, ce dont vous conviendrez aisément je crois.
Je vous prie d’agréer, monsieur Notre Président, madame la Ministre de Notre Défense et de Notre Sécurité, et monsieur le Chef de Notre Vaillante Armée, mes salutations les plus déférentes et sincères, bien que je doive l’avouer, un peu angoissées, mais veuillez bien croire que si vous avez besoin de mon témoignage, je me tiens totalement à votre disposition, à toute heure du jour ou de la nuit, sachant que l’interphone est mis en veille à partir de 20 heures en semaine et 22 heures le week-end, malgré mes remarques pertinentes au Conseil Syndical de Copropriété, remarques qui se voient fondées, à présent qu’il me faut pouvoir être joint par Vous rapidement, mais peut être pourrez vous appuyer ma demande auprès du Conseil Syndical, tout au moins pour les interphones du rez de chaussée, s’il faut vraiment respecter la volonté d’habitants qui n’ont aucune conscience de rien.
Montpellier, le 13 juillet 08,
E. Pluchon
Publié par Audine
02:17 Publié dans C'est arrivé près de chez vous | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
13.07.2008
Fais gaffe au Crocodaïlllllllllle!!
Le grand Jacquot national,
le grand Jacques Higelin,
au plein de sa forme
- 68 ans, quand même... -
au Bataclan en Novembre 2007,
extrait d'un DVD documentant une série de concert,
où Doudourou et le Croco s'étaient rendu... de concert.
Pas beaucoup de commentaire,
tant le contenu musicale,
poétique,
et l'à-propos politique s'impose de lui-même.
Quel sacré bon groupe de vrai bon rock qui sue il a en ce moment le Jacquot!
(même si le gutariste en fait un peu de tonnes dans son rôle de guitare-héros...
mais le batteur est, lui, tout bon!))
Marrant aussi comme Higelin tend à ressembler physiquement de plus en plus à Philippe Sollers, non?
Doudourou
20:47 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : higelin, jacques, bataclan, 2008, crocodile, croco, crocodaïle
10.07.2008
Tournée mondiale et internationale de moi à Paris

Elle aura lieu entre le 22 et le 29 juillet 2008.
Et si on se refesait un petit Congrès de Lentilles, genre sur un coin de gazon, le dimanche 27 hmmm ?
Audine
21:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
09.07.2008
Des livres pour Herbie (et pour les autres)
Je ne ferais pas ici de longues critiques, ,
mais puisque Herbie se demandait quoi lire,
je peux conseiller deux ou trois trucs,
vite fait, parce que je veux en parler plus longuement sur mon blog,
- compter un an ou deux! -
parce que ça me fend le coeur à moi, quelqu'un qui ne sait plus quoi lire,
et qui risque d'en être réduit à lire Gavalda!!
(smileys de rigueur!) :
"Les Fusils" de William T Vollman.
Un bouquin qui entremêle trois niveaux :
Une fiction : un jeune américain, le captain Subzéro, avide de blancheur,
fuit les states et se retrouve chez les inuits, et aime Reepah, une inuit.
Un récit autobiographique : l'expérience de l'auteur passant une semaine seul dans une station polaire désertée.
Un récit historique : celui de l'explorateur Franklin qui meurt, ainsi que tout son équipage, en cherchant le fameux passage du nord ouest.
Le tout fait un roman des grands froids, au souffle immense (+ de 600 pages!),
pas trop de saison, mais ça rafraîchi sur la plage, quand il fait chaud!

"Comment c'était : souvenirs sur Samuel Beckett"de Anne Atik :
Anne Atik a connu Samuel Beckett par l'intermédiaire de son mari, le peintre Avidgor Arikha, depuis le début des années 50
jusqu'à sa mort en 1989.
Ensemble ils boivent très, très sec...
Ils écoutent aussi du Schubert, Beethoven, Brahms,
Mais surtout ils récitent ensemble des poèmes, toujours en VO :
de Shakespeare à Yeats, de Goethe à Trakl, de Dante à Appolinaire et Verlaine..
C'est ce qu'on peut appeler un homme de culture!
Aussi Anne Atik peut-elle écrire :
"Beckett était poète jusque dans la moindre de ses fibres;
en sa présence, la poésie était aussi envahissante que l'oxygène."
Une approche intime, émouvante et très belle de l'oeuvre du grand "Sam".

"Le pays de l'alcool" de Mo Yan
Ding Gou’er, un inspecteur de la capital est envoyé dans la province chinoise pour enquêter sur d'étrange rumeurs de meurtres et de banquets d'enfants par de haut dirigeants du Parti et des grands patrons d'usines.
Ces enfants sont-ils réélement mis au monde dans le but de les vendre pour être mangés?
L'action tourbillonne, entre banquets gargantuesque, libations ad lib, hallucinations, mythologie, fantastique, rêve...
L'idée est claire : la Chine mange - symboliquement, je vous rassure! - ses enfants.
Un chapitre sur deux Mo Yan lui-même correspond avec un prétendu jeune écrivain "maitre es alcool" qui fini par rejoindre le récit.
Mo Yan est un des écrivain chinois contemporain incontournable.
Ecriture déjantée, visions, réalisme fantastique à la Garcia Marquez, et rire énorme.

Je recommande aussi du même, et dans le même style, "Beaux-seins, belles fesses" :
l'histoire de la seconde partie du 20 éme siècle chinois raconté par un narrateur obsédé par les seins des femmes...

"En Patagonie" de Bruce Chatwin.
Le célèbre écrivain voyageur marche en Patagonie, pays dont il rêve depuis l'enfance...
Il fait forcément la rencontre de toutes sortes de personnages pas banals,
mais il évoque aussi les figures marquantes qui sont passés par là :
des juifs russes fomentant des révolutions, des pirates, des mormons illuminés,
ainsi que des figures célèbres, Darwin, Edgar Poe, Butch Cassidy,
sans oublier le célèbre mylodon, sorte de paresseux géant préhistorique,
typique de la Patagonie.
Du récit voyage plein de poésie, écrit avec génie,
grouillant de personnages,
et avec des trouées vers mille ailleurs.

"Les jumeaux de Black Hill" du même auteur :
Deux Jumeaux naissent à Black Hill,
un bled perdu dans les landes du pays de Galles,
au début du 20ème siècle,
et traverse ce siècle jusqu'aux années 80.
Ils vivent en osmose, ne se marierons pas,
et ne se sépareront jamais sauf pour la guerre de 14,
ou l'un des deux part se battre "sur le continent" - moment déchirant.
Ces deux bonhommes attendrissants voient passer l'histoire,
qui fini même par atteindre leur coin perdu,
observent la marche du temps,
et voient vivre et évoluer leur entourage...
un vrai chef d'oeuvre s'il en est!

"De marquette à Veracuz" de Jim Harisson :
David, jeune américain souffre de la personnalité de son père, riche propriétaire,
issu d'une riche lignée de propriétaire.
Son père est de plus magouilleur,
accapareur, grand buveur,
et quasi pédophile, attiré par les jeunes "Lolitas".
De plus, cette famille est responsable de la destruction écologique de toute une partie du Nord Michigan.
Ce père a détruit à petit feu la mère de David, éternelle soufrante.
La soeur de David est très vite parti en claquant la porte...
Grâce à la rencontre de trois femmes remarquables,
David va trouver la paix, s'accepter,
et essayer de racheter la faute de sa famille en entreprenant un grand travail de recensement des désatres occasionés par sa famille.
Un livre puissant qui malmène, ça va sans dire, la "volonté de puissance" américaine...

Voilà, c'est tout pour le moment.
Je suggère que ceux qui ont d'autres idées les ajoutent en commentaire,
pour en faire profiter les autres!
Faites tourner!
Doudourou
23:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : beckett, atik, mo yan, volmann, chatwin, harisson
08.07.2008
un wonderful monde?
Pour ré-attaquer ma série sur les reprises,
je voudrais mettre la barre très haut et poser là,
comme ça, direct, crac, à brule-pourpoint,
une question philosophique, métaphysique s'il en est :
le monde est-il merveilleux?
Première partie (thèse) : oui.
Oui, parce que les papillons, les petits oiseaux, les couchers de soleil, les p'tit n'enfants, tout ça...
C'est ce que veut démontrer la chanson de Bob Thiele et George David Weiss,
enregistrée pour la première fois par Louis Armstrong en 1967.
La chanson fut un hit en 1968, ce qui lui valu d'être incluse en 1988 dans film "Good Morning, Vietnam".
Dans ce film, elle offre un contrepoint aux images de guerre du Vietnam qui faisait rage en 68.
C'est ainsi que le film a relancer la carrière de la chanson,
ouvrant la porte à toute une légion de reprises.
Le monde est tout beau,
c'est l'avis de Rod Stewart,
qui nous offre ici une version flamboyante,
comme seul Roddy peut le faire,
quand il est vraiment en forme :
Plus fort encore?!?
Si, on peut! :
Israel "IZ" Kamakawiwo`ole, le plus célèbre crooner obèse de Hawaï
- que dis-je, du monde entier et de tous les temps -
dans une version pas piquée des hannetons,
avec guitare hawaïenne comprise dans le forfait
(Remarque, c'est vrai que c'est jolie Hawaï, comme île). :
Dans la même école de pensée, voici le pompon,
interprété par André Rieu,
dans une version qui fait date dans l'histoire de la musique occidentale du 20ème siècle,
avec une mise en scène qui parvient à se hisser au sommet de l'événement :
Mais n'oublions pas les versions zimpérissables de la merveilleuse Céline Dion
ou encore de Kenny G, le pire saxophoniste de l'histoire du jazz,
j'en passe et des pires...
Tous ceux là et tant d'autres ont élevé cette chanson, qui n'en demandait pas tant, au rang d'hymne universel de tous les optimistes béats et des bisounours de tous poils, au rang de guimauverie imbouffable et odieuse.
Deuxième partie, antithèse : ben non, pas si merveilleux le monde :
voyez les guerres, les maladies, la pauvreté, les impôts, la pollutions, Sarkozy, ma belle-mère (pardon Fleur d'Hiver!)...
Parmi les dubitatifs, les sceptiques,
voici Shane Mac Gohan (chanteur des Pogues) et Nick Cave (chanteur de lui-même et de Nick Cave and the Bad Seeds)
dans un duo cafardeux de 1992, qui fleure bon la neurasthénie...
une version à chialer le nez dans sa énième Guiness :
Plus énervés, la version Joey Ramone,
le sympatique punk New-Yorkais,
qui nous offre une version sans nuance de la chanson :
Troisième partie : synthèse : oui le monde est beau mais moche aussi.
Malgrès le fait que le décors est joli,
il faut bien reconnaitre que la connerie humaine et certains autres désagrément gâche le tableau.
C'est le sens que je donne à la version princeps de ce bon Louis Armstrong,
pas le cycliste, pas le cosmonaute,
l'autre, le gentil nègre trompettiste et chanteur,
mais néanmoins génie.
Car Armstrong, à mon avis, n'est pas naïf.
L'auteur de "Black and Blue" a bien connu le racisme, la discrimination sociale et autres joyeusetés.
S'il affirme malgrès tout un certain optimisme,
je vois dans son rictus pas mal d'ironie.
Enfin,
si on veut bien oublier le torrent d'eau de rose qu'a engendré cette chanson,
on peut admirer la mélodie toute nue,
interprétée avec une vrai émotion sincère pas grandiloquente du tout,
par le saxophoniste Georges Adams,
accompagné du pianiste Don Pullen :
"Wonderful" Doudourou
(j'ai quelle note au rattrapage du BAC?)
19:48 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : what, a, wonderful, world
05.07.2008
Donne nous ... (6) - entretien avec un vampire
« C’est pas facile, facile d’être un vampire,
Ça coûte ça coûte ça coûte très chair … »
« Ops pardon, vous êtes là ! J’ai ce tube, dans la tête …
C’est tellement vrai ! c’est pas facile surtout d’être une vampire.
C’est sur nous que pèse les nécessités de la reproduction de l’espèce, surtout. Alors il faut chercher du sang, du sang et encore du sang. Il contient plein de protéines.
Comment je choisis mes sources ? à l’odorat. Présence de dioxyde de carbone, acides gras, relents ammoniaques, hummm. Il ne faut pas croire tout ce qu’on raconte, les vampires ne sont pas si romantiques.
Qu’importe la couleur des peaux, qu’importe la note dominante. Je ne suis pas difficile. Savez vous que la peau humaine émet plus de 340 odeurs, si attirantes. Certaines sont très sucrées, j’ai une addiction au sucre.
Bien évidemment, ça ne fait pas mal. Nous autres vampires expérimentés, prodiguons un anesthésiant local, c’est à peine si l’on s’aperçoit du prélèvement.
Oh il y a des tas de mythes.
C’est vrai que nous vivons surtout la nuit, les lumières nocturnes nous fascinent et nous entrons par la fenêtre. Nous sommes rarement invités à entrer par la porte savez vous hihi.
Parfois nous entrons avant la nuit complète, nous nous cachons pour mieux surprendre notre cible.
Tsssssss mais si vous saviez comme je m’en fiche de l’eau bénite et du crucifix. Nous ne sommes plus dans l’âge des ténèbres que Diable hihi.
Allez y, brandissez un crucifix pour voir !
Vous pouvez renverser votre paquet de lentilles sur le sol devant moi, il n’est pas question que je les compte, c’est vous qui aurez l’air ridicule hihi.
Et vos lacets emmêlés, que voulez vous que j’y fasse.
Ha non bien sur, je ne peux pas traverser le Lez. Je m’appelle Laure Manaudou peut être ?
Et vous, vous aimez le soleil ? Vraiment, depuis le temps qu’on vous serine que c’est cancérigène ! Le soleil brûle les tissus, tous les tissus. Et vous voudriez que je ne m’en garde pas ??
Oui j’ai un don naturel pour la séduction, ça, ça n’est pas une légende, hihi. Mais vous savez, je ne suis pas volage. Je m’attache très facilement. Le sang a un effet addictif. Comme on dit, on revient toujours à ces premières amours hihi.
Bon passons passons, je reconnais que je ne me vois pas dans les miroirs. Ca peut arriver non ? Avec le manque d’éclairage … N’empêche, c’est drôlement dangereux. Ca peut nous endommager.
Hihi vous revoilà avec cette histoire d’aïl !! Parce que vous, vous aimez l’odeur de l’aïl peut être ? Faudrait pas me prendre pour une imbécile !
Quand à la citronnelle et les géraniums, laissez moi rire, hihi.
Le truc le plus meurtrier, mais on les repère, c’est ces insecticides là, dans les prises électriques, parfois autour, c’est Verdun et … »
Ainsi pérorait une femelle moustique ivre de prétention, qui se prenait pour la fiancée de Dracula, en tournoyant au dessus de ma sieste. Juste avant que d’un geste ample je l’écrase sur la table de nuit avec un paquet de mouchoirs en papier, laissant une étoile pleine de pattes, puis que je me retourne pour poursuivre un rêve érotique interrompu.
Non mais pour qui elle se prend, celle-là.
Audine
18:03 Publié dans C'est arrivé près de chez vous | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
03.07.2008
Con que je suis...

Con que je suis. J’espère encore. Con que nous sommes à espérer un monde un peu moins dégueulasse. Mais enfin, c’est vrai, pourquoi on s’emmerde à essayer de vivre les uns avec les autres, alors même qu’on peut créer des distinctions, dresser des clôtures et décréter, son petit chapeau mou mal vissé sur sa grosse tête rouge, ici, tu vois, c’est chez moi, et là c’est chez toi.
Pourquoi on s’emmerde à essayer de tuer le Néanderthal qui gueule en nous ? C’est bien plus simple de s’accepter tel qu’on est, de nourrir ses défauts, de les gaver même, c’est bien plus simple de penser que les choses sont telles qu’elles sont, qu’elles sont immuables et que remuer la tambouille du progrès humain, c’est se faire du mal et renifler du fumet faisandé de l’avant-veille…c’est saumâtre hein ? Ah non, suis-je con, c'est bien-pensant ! Ou politiquement correct, c'est ça qu'on dit !
Pourquoi on se fait chier à participer alors que c’est bien plus facile et drôle de jouer les rôles simultanés de « starter » et juge de ligne ; on est au départ et à l’arrivée, pendant la course, on se régale, on se fout de la gueule de ceux qui trébuchent, de ceux qui se viandent, de ceux qui se claquent les adducteurs ou se déchirent les tendons…
Excusez-moi d’être passablement énervé mais s’il y a bien un concept merdeux qui me court sur le haricot ces derniers temps, c’est le concept de bien-pensance. C’est un truc inventé par de gros cons infoutus de comprendre le monde dans lequel ils vivent pour discréditer d’emblée tout individu qui tente d’intégrer dans sa pensée l’Autre. Allons même jusqu’à l’empathie, ne soyons pas chien ! Un truc inventé par des cons qui chaque jour ressassent leurs pensées de cons et qui rêvent de ce jour béni où on leur dira qu’ils n’ont pas à s’en sentir coupable. Comme si con que nous sommes, nous allions leur dire que leurs pensées de cons ne sont guère que de petites faiblesses humaines et qu’elles méritent commisération et apitoiement.
Je suis chrétien mais on atteint là mes limites. Un con qui pense comme un con peut bien continuer à jongler avec ses petites balles en mousse pleines d’ignorance si ça lui chante, mais qu’il ne vienne pas me dire que je suis bien pensant. D’une part, s’il souhaite mal penser, ça le regarde. D’autre part, qu’il ne vienne pas me contaminer avec son néant déguisé.
Puisque ces cons là rêvent d’un monde cloisonné où ils pourront à loisir exercer leur connerie, qu’ils suivent l’exemple du Temple du Peuple, qu’ils nous libèrent de leur présence et de leurs idées de cons. Nous sommes prêt à leur céder des terrains en Picardie. Qu’ils bâtissent leur DisneyLand de la connerie nombriliste, nous l’appellerons BadThinkin’Land. Il y aura des débats qui ne viseront rien d’autre que démonter les autres, et vice versa. Et le jour où ils seront murs, on me déguisera en Jim Jones pour leur offrir la potion qui les libèrera et qui nous libèrera de leur grande gueule par l’occasion.
Tivitioub
(ne me demandez pas pourquoi,
je vous répondrais parce que...)
21:10 Publié dans Pensées d'estomac | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
La chasse est ouverte
Le 18 juin dernier, comme vous le savez, le Parlement Européen (à une très large majorité: 367 voix pour; 206 contre et 109 abstentions) a adopté une directive européenne visant à instaurer des règles communes de rétention et d'expulsion des "sans-papiers" dans tous les Etats membres, et que ses détracteurs appellent très justement "la directive de la honte". C'était le premier texte en matière d'immigration qui ait fait l'objet de la procédure de co-décision (vote à égalité du Conseil des Ministres de l'Union et du Parlement Européen); l'occasion était donc donnée au Parlement Européen, seule institution représentant démocratiquement les citoyens européens, de s'opposer à cette directive "retour". Mais il n'en a pas été ainsi ; d'ailleurs, lors du vote final, beaucoup de députés européens du groupe socialiste ont voté pour (socialistes allemands et espagnols) ; d'autres, très courageux, se sont abstenus (socialistes britanniques) ; et certains, pas laches pour un sou, n'ont pas pris la peine de venir voter (parmi eux, les députés européens français - Verts ou socialistes - comme Vincent Peillon, Jean-Luc Bennahmias, Adeline Hazan ou encore Henri Weber).
Pour en revenir au fond de cette directive, celle-ci fixe des règles très répressives puisque d'une part, la durée de rétention d'un individu expulsable pourra être prolongée jusqu'à 18 mois [actuellement la durée de rétention au sein de l'Union Européenne varie de 32 jours (France) à une durée illimitée (Angleterre)] - la seule infraction commise par cet être humain aura été de fuir un pays non démocratique ou pauvre pour un pays censé respecter les droits et libertés fondamentaux de toute personne et lui offrir des conditions de vie décentes et un avenir meilleur, dessein totalement légitime auquel aspire toute personne - et que d'autre part, l'interdiction de revenir sur le territoire de l'Union pour toute personne expulsée sera de 5 ans, l'expulsion pouvant se faire hors de son territoire d'origine, vers un pays de transit où la personne n'aura aucune attache, et la directive n'excluant pas l'expulsion de mineurs, qui plus est isolés. Mais nos chères élites politiques nous ont rassurés; le Ministre de l'immigration et de l'identité nationale (ce n'est pas le mien) - [qui s'est félicité de l'augmentation sans précédent des reconduites à la frontière d’étrangers en situation irrégulière pour 2008, hausse de 80% pour les 5 premiers mois; et tant pis si la chasse aux "sans-papiers" met en péril la vie d'êtres humains] - nous a affirmé que le délai de rétention de 32 jours serait inchangé et qu'il ne serait pas possible d'expulser des mineurs. Quand on connaît les orientations politiques du gouvernement actuel et qu'on sait que les directives européennes, par définition, fixent aux Etats membres des objectifs contraignants à atteindre mais leur laisse le choix quand aux moyens pour les atteindre, on peut légitimement douter de la véracité de ses propos.
Le député européen français Patrick Gaubert (PPE = Parti Populaire ou Populiste Européen = droite, pour le coup, extrême droite) - vice président de la sous-commission des droits de l'Homme (tiens donc !) - a, quant à lui, trouvé un argument imparable pour défendre cette directive en affirmant que cette dernière "allait élever le niveau de protection dans les Etats membres où il est le plus bas". Mais on peut donner l'argument inverse en estimant que le texte s'aligne sur les règles des Etats les moins protecteurs et les plus répressifs, et qu'il va ramener les règles les plus protectrices des droits et libertés fondamentaux de certains Etats vers un niveau plus répressif et contraignant.
J'ai toujours été pro-européenne - je fais partie de ces jeunes qui se sentent avant tout citoyens du monde et d'Europe, et tant pis si ça fait démago - mais je m'oppose à cette Europe qui tend de plus en plus à être libérale économiquement, mais liberticide, sécuritaire et dangereuse humainement et socialement (et pourtant j'ai les pieds sur terre, je suis réaliste, je ne suis pas coco, je suis simplement lucide et humaine). Il est loin le doux rêve européen des pères fondateurs de l'Europe, rêve de paix, de justice sociale, de métissage des peuples et des cultures, d'humanisme.On a du souci à se faire pour l'avenir proche.
Rachida D.
19:30 Publié dans ce monde-ci n'est qu'une vallée de larmes | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : immigration, choisie, sans, papiers, identite nationale, europe, directive


