« 2008-08 | Page d'accueil
| 2008-10 »
28.09.2008
le premier jour du reste de ta vie
Film conseillé par des amis très décus par le dernier Despeschin “conte de Noël”, une arnaque de la critique...
Alors voilà pour finir d’un dimanche ménager, j’ai trainé mon skaï (mon faux cuir) au Bijou, un ciné qui vient d’ouvrir dans la banlieue lointaine de Noisy le Grand...
Tout sentait le neuf dans cette salle qui a ouvert ses portes ce samedi. Nous étions peu nombreux en c’te fin de dimanche pour voir la “chronique d’une famille annoncée”, si j’ai bien compté , on devait être cinq autant que les protagonistes de l’histoire...mais j'ai entendu des reniflements (chers à Grazie) à la fin de la séance...
Bon alors, vous l’avez tous vu “Les Lentilles” ce film ?
ce n’est pas un chef d’oeuvre, parfois les ficelles un peu grosses, des coincidences un peu trop bigger than life, mais c’est admirablement interprété, plutôt bien mis en scène, et puis drôle, nostagique, et parfois si juste.
On croit à c’te famille mais je ne vous dirais pas qui est mon préféré dans la famille Duval avec un seul “L”, non, non , non ?
Beabab
PS : j’ai beaucoup aimé la bande son du film et j’ai été surprise de voir que c’ était Sinclair, mais il y a quelques pointures tout de même (Lou Reed, Summertime...) et j'allais oublier DahO !
PS 2 : vous en avez fait quoi du premier jour du reste.. ?
23:50 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (79) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gamblin jacques, breitmann zabou, famille je vous...
26.09.2008
... ça vous énerve?

Naaannn!
pas avec une bombe, voyons!
Non, Audine m'a tagguée,
c'est à dire dire qu'elle a associé mon blog à une vaste chaîne de blog.
Le premier bloggeur, initiateur de l'idée,
propose à trois autres blogueurs d'écrire sur le thème :
Voici ces bloggueurs "taggués".
Ils écrivent donc sur ce thème et tagguent trois autres blogs.
Et ainsi de suite.
Et c'est ainsi que je me suis trouvé taggué.
On peut lire là la contribution d'Audine en cliquant ici.
On peut lire la mienne en cliquant là.
pour qu'il dise à la face du monde ses trois plus grandes colères.
Et le troisième, et bien c'est vous,
Je vous propose aussi de suggérer trois blog que nous pourrions taggé.
16:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (27) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.09.2008
il court il court le sida.....


Tristan Garcia
« La meilleure part des hommes »
305 pages
Voilà un titre pour le moins inapproprié à ce roman. Quatre personnages dans la tourmente de la vie, mais pas seulement car de vie c’est aussi de mort qu’il faut parler. Les années 80 et leur grand gâchis idéologique, politique et militant. L’ombre de la maladie qui tue uniquement les homosexuels ou les drogués, qui après tout l’ont bien mérité, la désinformation qui va donner naissance à un nouveau genre de militantisme, celui qui choque, qui agit et qui fait du bruit. Dominique Rossi en sera le fondateur, à travers son amie Liz il rencontrera un petit jeunot provincial vaguement écrivain et tragiquement scandaleux. Une histoire d’amour qui tournera à la haine, l’obsession et la destruction, sous les yeux de Liz qui elle s’enlise dans une histoire d’amour improbable avec un intellectuel bien pensant. Viendront la fin des années 90 et leur lot de trahison, de résignation qui conduisent à une petite mort, la maladie continue à tuer dans une indifférence générale, la politique se radicalise parfois avec le concours de ses élites de gauche, et puis l’âge avance il faut s’assagir, l’époque est à la crainte, la frilosité et l’amnésie collective, « il m’a semblé que l’amour d’un homme et d’une femme ces années-là, sous certaines conditions, dans certains lieux et chez les meilleurs d’entre nous, devenait triste. Simplement triste, dépressif, …. »
Tout le monde rentre chez soi, on revient à son milieu celui que l’on vous à transmis et qu’un jour l’on a vomi, mais qui aujourd’hui doit être défendu « c’était quelqu’un de pur. Au contact du monde, cela donne une personne extrêmement sale » et l’on meurt seul car « il y a des manières fidèles d’être traître, et des manières bien traîtres d’être fidèle ». Sans rancune toutefois, il reste toujours quelque chose à vivre « quant la meilleure part des hommes qui la gardent dans leur cœur, faute de mieux, jusqu’à la dernière heure, elle vit mais aussi elle meurt en eux ».
Ce livre d’une époque que l’auteur n’a pas vécue est une insulte à notre engourdissement, celle que nous avons bien mérité, il le fait avec les mots de son époque à laquelle nous avons donné naissance sans rien y comprendre. C’est moins revendicatif qu’un Guibert mais tout aussi tendu, il y a une sorte de nouveauté dans l’écriture, pas de nombrilisme et une vraie réflexion dans le propos. Justesse des mots, du ton de l’ambiance, un livre qui ne laissera personne tiède et c’est bien là tout le talent de ce jeune auteur.
Et pour finir je tiens à m'insurger contre les bandeaux qui défigurent nos livres avec des phrases chocs, non ce livre n'a pas la prétention d'être celui des années sida, il est bien plus que ça !
Grazie qui a enfin trouvé un bouquin de rentrée digne de ce nom
13:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.09.2008
Lettre à Jean-Louis Fournier

Cher monsieur Fournier (ou cher Jean-Louis ? je n’ose pas)
Depuis toujours j’aime votre oeuvre, encore plus depuis que je sais que vous étiez l’ami -et le co-auteur des sketches de- Pierre Desproges. Les amis de Desproges sont mes amis. Mais pour vous je sais que cela ne change rien.
J’ai acheté tous vos livres, et j’en ai offert beaucoup : Grammaire française et impertinente, Arithmétique appliquée et impertinente, Mouchons nos morveux… Je me suis payé de belles tranches de rigolade, des fous-rires à pleurer. Je vous imaginais rigolard, iconoclaste (ce que vous êtes d’ailleurs), extraverti, ne prenant rien au sérieux, surtout ce qui est grave.
Et là, je tombe sur ce livre. Je l’achète, bien sûr, puisqu’il est de vous.
Et moi qui avait mille choses à vos dire, là je ne trouve pas de mots. Je ne peux rien dire, parce qu’il n’y a rien à dire. C’est comme ça, c’est tout.
Vous avez écrit ce livre pour vos deux enfants, nés lourdement handicapés, “Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidité. Peut-être pour dire mes remords.”
Vous dites n’avoir pas été un très bon père. Je ne suis pas d’accord avec vous. Vous avez été un père dépassé, désespéré, qui doutait en permanence. C’est humain. On peut être un mauvais père avec un enfant normal, la société l’accepte mieux. Mais elle attend de parents comme vous un dévouement admirable et sans bornes. C’est injuste, mais c’est comme ça. La société est injuste, et la vie aussi. Surtout la votre. Vous écrivez que “Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d’ange, et je ne suis pas un ange.”
Dire que ce livre m’a bouleversée, c’est rien. J’ai pleuré, j’ai ri. Oui, parce que vous savez faire rire aussi de votre malheur. Quand votre petit Thomas répète inlassablement : “Où on va, papa ?” vous avez des réponses absurdes : “On va prendre l’autotoute à contre-sens. On va en Alaska caresser les ours et on se fera dévorer. On va aux champignons, cueillir des amanites phalloïdes et on se fera une bonne omelette.”
Ou encore ça : “Chaque seconde sur Terre, une femme met un enfant au monde. Il faut absolument la retrouver et lui dire qu’elle arrête”.
Je vais vous faire un aveu horrible : quand la colère me prenait contre mon rejeton, que les cris fusaient pour des choses futiles et essentielles : l’école, les devoirs, je me réfugiais dans votre livre et je me disais : “Mais de quoi je me plains ? C’est si grave que ça qu’il ne fasse pas ses devoirs assez vite, ni assez bien ?” J’ai honte d’avoir comparé mon enfant normal et mes petites emmerdes aux votres.
J’ai frissonné quand vous avez énuméré tout ce que vous ne ferez jamais avec vos enfants, tout ce qu’ils ne connaitront jamais : la musique, Mozart, les châteaux de sable, la peinture, les musées, l’amour.
Dans ce livre, vous racontez votre quotidien, vous vous dévoilez, mais avec tant de pudeur, tant de recul, d’ironie comme si vous vouliez faire croire que c’est quelqu’un d’autre qui parle. Mais l’amour et la douleur sont derrière chaque mot.
Pour terminer, je vais citer encore un passage de votre livre ; je voudrais donner aux gens l’envie de le lire, je vais l’offrir, pas seulement à des gens qui ont des enfants handicapés. Je vais le relire sans fin.
“Un livre… pour écrire des choses que je n’ai jamais dites. Peut-être des remords…
Vous dire que je regrette qu’on n’ait pas pu être heureux ensemble, et peut-être aussi, vous demander pardon de vous avoir loupés.
On n’a pas eu de chance, vous et nous. C’est tombé du ciel, ça s’appelle une tuile.
Grâce à vous, j’ai eu des avantages sur les parents d’enfants normaux. Je n’ai pas eu de soucis avec vos études, ni votre orientation professionnelle. Nous n’avons pas eu à hésiter entre filière scientifique ou littéraire. Pas eu à nous inquiéter de ce que vous feriez plus tard, on a su rapidement ce que ce serait : rien.”
Continuez à dire des bêtises et à en écrire. Mais, si je peux me permettre, faites demi-tour, juste avant le cul-de-sac, juste avant l’impasse. Il y a encore un petit bout de route.
Dryade
15:27 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (82) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18.09.2008
Rumba!

Un grand dadais aime une grande girouette.
Ils ne sont pas jolis, mais beau quand même.
Elle est prof d'anglais, il est prof de gym.
Mais leur vraie passion, c'est la Rumba et la danse latino américaine.
Au retour d'un concours cantonal (!) triomphal,
leur chemin percute celui d'un type dépressif,
aussi suicidaire que malchanceux...
De là tout va dérailler et aller de mal en pis.
Mais pour les deux héros, ce n'est pas si grave, au fond :
ils redémarrent... mais pour s'affaler un peu plus loin.
Et ils se relèvent derechef,
ne se laissent pas abattre,
et ils repartent, d'échec en réussite,
en échec...
Rumba, film quasi muet, de, et avec, Fiona Gordon, Dominique Abel et Bruno Romy,
est à film à ranger quelque part à mi-chemin entre Buster Keaton et Jacques Tati,
Jérôme Deschamps et Decouflé,
Aki Kaurismaki et Samuel Beckett...
C'est aussi un film qui garde des racines dans le cirque, la danse, le spectacle de rue.
C'est donc un film qu'on aime ou qu'on aime pas, sans demi-mesure...
C'est un film résolument anti-réaliste, anti-naturaliste,
mais foncièrement, férocement optimiste,
d'un optimisme acharné, militant, même.
Un film drôle - malgré quelques défauts et patinages dans la semoule -
pas drôle pas au point de se rouler par terre,
mais qui communique une euphorie sautillante et chaloupée,
une envie d'entrechats et de pas glissés...
ça ne se refuse pas...
non?
22:36 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rumba!, film, gordon, romy, abel
05.09.2008
Lectures estivales

Mariolina Venezia
« J’ai vécu mille ans »
302 pages
Gioia porte l’histoire de sa famille depuis quatre générations, en cela rien de bien original puisque c’est notre sort a tous que de traîner des casseroles avant même d’être conçus.
Mais Gioia vient de ce sud de l’Italie ou le temps à commencer avec cet ancêtre coléreux et riche qui posséda une jeune fille mais jamais ne l’épousa. Elle lui fit une descendance de filles si nombreuses qu’il avait renoncé depuis longtemps à voir un naître un héritier mâle qui serait la raison de légitimer cette union contre nature au 19ème siècle. Au cours des longues décennies qui suivirent le bonheur ne fut jamais autrement que furtif, annonciateur d’un plus grand malheur encore que le précédent. Les femmes n’avaient d’avenir que dans le mariage et ce devait de transmettre cet idéal aux filles. Mais même au fin fond d’une Italie arriérée, un souffle de liberté caressa ces belles au sang chaud. Les relations mères filles se firent compliqués, douloureuses, parsemées d’incompréhension, il fallait fuir ce village étouffant. Renier la terre qui collait sous les chaussures, rire de l’ignorance des ancêtres avec leurs superstitions, s’engager peu importe la cause du moment qu’elle donnait une orientation nouvelle. Mais le poids des racines vous ramène à ceux qui vous ont faite, l’ignorer c’est se perdre, traverser la vie dans un état second, en se blessant toujours un peu plus, ignorant la douleur, croyant s’endurcir alors même que la faiblesse vous guette. Alors on regarde tous ces morts dans les yeux et enfin on assume d’être une petite Italienne du Sud. C’est ainsi que Gioia peut guérir en laissant venir à elle les souvenirs, les assemblant pour enfin se redresser.
Un premier roman tout à fait réussi à plusieurs niveaux, d’abords la narration qui vous happe pour ne plus vous lâchez, la saga qui n’est pas sans rappeler le meilleur du cinéma Italien, l’absence complète de complaisance qui pour le coup nous rend indulgent, la construction parfois un peu décousue mais qui s’emboîte pan par pan revisitant au passage l’histoire douloureuse de ce pays qui n’a cessé de faire des erreurs tant par passion que par impulsion et enfin toutes ses femmes fortes, dures, terriennes, de celles qui font les hommes quand ceux-ci croient le contraire.
On va dire que c’est le coup de cœur de la rentrée vu que je n’ai rien lu d’autre en nouveauté !
Cet été j’ai aussi cédé à la trilogie des milléniums qui m’ont rendue captive plusieurs jours à attendre le dénouement d’une intrigue bien ficelée et d’un travail d’écrivain digne du journaliste qu’était Sieg Larsson.
Je me suis passionnée pour « la société des jeunes pianistes » ou les obsessions adolescentes sont troublantes de réalité, ou la musique est si exigeante qu’elle ne supporte pas la médiocrité et ou parfois elle mène à une fin que l’on croit choisie.
J’ai eu bien du mal à finir les deux livres de Hatzfeld sur le génocide au Rwanda, j’ai encore du mal à m’en remettre.
Malavita de Benacquista m’a une fois de plus étonnée et beaucoup plu.
« La pastorale Américaine » m’a émue, faite rire et surtout transporté dans un monde jamais très loin de moi (merci Télétubs)
Jean Teulé est décidément un auteur plein de talent qui redonne vie à des gens que l’histoire n’aurait jamais du oublier !
Benny Barbash a su se mettre dans la peau de ces enfants dont les parents sont toujours sur la brèche et qui guette le naufrage avec effroi et soulagement.
Voilà pour ce qui me reste de mes lectures de l’été, c’est peu, je suis très frustrée de ne pas pouvoir y consacrer plus de temps, mais qui sait un jour peut-être je serai à la retraite !
Grazie
19:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (79) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Kung-Fu Panda

Et ce fut pour moi vraiment une bonne surprise!
Et le film est finalement une relecture pleine de gourmandise du film de kung fu ,

18:26 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (65) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kung-fu, panda, film



