« 2008-09 | Page d'accueil
| 2008-11 »
29.10.2008
Voyage avec des ânes dans les Cévennes

Voici ce qu'elle en disait :
Voici le lien pour ceux qui veulent aller voir ensuite il faudra se mettre au point rapidement car au printemps nous risquons de ne pas être les seuls à vouloir occuper les lieux.
http://letoiledumatin.free.fr/index.html
Ceux qui n'ont pas de voiture pourront arriver à la gare on s'arrangera pour aller les chercher (je veux dire Audine et moi vu que nous sommes les plus près)
J'y ai fêté mes 40 ans avec une copine et nous avions beaucoup aimé et en plus vu la capacité d'accueil vous pouvez emmener du monde, gosse, belle mère......."
17:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cévennes, lentilles
23.10.2008
Je vais bien tout va bien.....

Thomas H Cook
« Les feuilles mortes »
Série noire Gallimard
Une jolie maison avec son superbe jardin, son érable du Japon majestueux, la vie qui s’est montrée généreuse avec cette famille d’Américain moyen dans une petite ville sans histoire, voilà la carte postale qui plante le décor.
Eric aime Meredith qui elle aime son mari et son fils. En apparence tout va bien, c’est l’harmonie sur terre.
Keith, le fils, est un ado mutique qui vit reclus dans sa chambre, sans que nul n’y voit à redire, ces choses là finissent par passer « mais qu’est-ce que je savais, à ce moment là ?......rien. Et que fait-on lorsqu’on ne sait rien ? On poursuit sa route….on progresse en terrain miné,….l’épilogue sera dramatique »
Après avoir gardé une adorable petite fille du quartier, qui disparaît le lendemain, Keith est le premier suspect. Commence alors les sentiments les plus ambivalents chez son père. D’abord serein, son fils n’est pas un pervers, puis le doute, que faire si c’est lui ?, et enfin l’effroi, comment pourrait-il faire une chose pareille ?.
« L’illusion c’est qu’une journée normale annonce un lendemain normal »
Car alors son enfance lui saute aux yeux, il commence a enquêter à tirer des conclusions qui n’ont pas lieu d’être, à craindre une hérédité, avec ce frère raté et sans ambition, son fils n’est qu’un gamin mal dans sa peau il faut le défendre. « Le soupçon est un acide. Il ronge tout ce qu’il touche. Il s’attaque à la surface des choses en y laissant une marque indélébile » Des pensées malveillantes se font de plus en plus nombreuses.
Le soupçon oblige à une extra lucidité qui se vit dans la plus grande solitude. Et si toute sa vie était un leurre ? Si les apparences avaient été plus importantes que la recherche du bonheur ? Ce gosse au regard vide est-il celui que j’ai élevé ? Quel père est-on quand on laisse son fils vivre enfermé à double tour dans un espace que l’on ne franchit plus depuis trop longtemps ?
Tout vole en éclat, des mots tranchants sont lancés et le mal est irréparable. Une lueur viendra mais à quoi bon quand le pire est fait. La confiance est un sentiment fragile et le désespoir de retenir ce qui s’effrite ne fait pas d’un homme un héro.
Le ton de ce livre peut sembler un peu froid parfois, limite sans émotion, mais le récit se veut d’une objectivité dérangeante, l’auteur nous bouscule, on est dans la peau de ce père trahit, on plaint ce gosse fragile, on pointe du doigt le malaise que notre bonne conscience repère si bien. Mais quand on effleure une vérité une autre surgie, rien n’est écrit et bien des maux sont inaccessibles.
Un polar ou l’enquête n’est pas le centre du livre mais ou l’humain se révèle parfois bien maladroit pour aimer à plus forte raison quand il en donne l’apparence.
Grazie
16:27 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.10.2008
Gadjos, Gadjies tous dans la même galère


C’est un camp de gitans coincé entre la mer et l’autoroute. Ni pire ni meilleur qu’un autre, juste un camp ou l’on survie. Ce ne sont plus des voleurs de poules qui le peuplent, mais des voleurs tout courts, des éleveurs de coqs qui combattent, des hommes et des femmes qui subsistent de rapines et d’excès.
Pourtant Marco préfère ce lieu à la DDASS dont il vient de faire une énième fugue. Onze ans et déjà un passé de délinquant en devenir.
Accueilli par une belle mère en furie, il a juste voulu la brûler avec sa « camping », une tante qui n’a pas de place pour un gosse de plus, un père superbement irresponsable, un cousin nain éleveur de coq, et tout une bande de copains à qui il faut prouver que la main de fatma qui pend autour de son cou ne fait pas de lui un bicot. Il s’accroche le gamin, il y a dans son regard autant de détermination que de folie.
Il y a bien cette mémé qui se meurt, qui l’a un jour aimé mais ici la tendresse est pudique voire honteuse.
Caressez vos enfants à coup de poing il vous le rendront à coup de couteaux, sans méchanceté, ni vice juste pour ne pas être celui qui tombe.
Marco lui il voudrait arrêter de « chouraver » pour être celui « qui fait des pains au chocolats, le pain et tout ça quoi » il est drôle ce môme avec ces idées de bicot !
Chez les gitans il y a des codes, celui de ne rien balancer au « shmitt » de se faire confiance juste parce que tu en es de cette misère.
Les femmes n’adoucissent pas les hommes elles se louent ou se donnent à tous dans l’indifférence générale. Très tôt elles sont humiliés, battues, point de solidarité entre elles, les insultes font offices de communication quand ce n'est pas le crêpage de chignon en règle.
Les enfants poussent comme des herbes folles et quand on entend pas la télé on leur donne une bière, le silence à un prix dans la promiscuité.
Une seule certitude pour tous le malheur finit toujours par arriver, parfois avec le visage de la mort ou celui de la DDASS, ce qui se ressemble de près finalement.
Pas d’horizon pour celui qui veut s’instruire, d’ailleurs la mémoire est orale pas de chichi pour une communauté depuis toujours chassée et crainte.
Tout se joue sous nos yeux, on est scotché à son siège tant ce film est intelligent, solaire, violent. La lumière est aussi lumineuse que le petit Marco, le trait n’est jamais forcé et Karim Dridi réalise une œuvre singulière qui dénote du nombrilisme ambiant.
Khamsa est un film à découvrir, de ceux qui restent en mémoire, plus noir qu’un Kusturica et plus aboutit qu’un Kechiche.
22:06 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.10.2008
"Que se passe-t-il sur les lentilles ?"

"Que se passe-t-il sur les lentilles ?"
Je reprends la question de Fleur d'Hiver ici afin d'ouvrir un espace pour en débattre.
C'est certain, on sent tous ici un net manque d'activité.
Pourquoi?
Beaucoup de lentilleurs sont aussi bloggueurs.
Dorham/Teletubs bosse beaucoup, alimente beaucoup son blog ou ses blogs.
Archie a deux blogs régulièrement alimentés, et un boulot de fou.
Audine, peu à peu, publie plutôt ses textes sur son blog.
Edgar est dans d'autres aventures, peut-être avec Aliz.
Duga, en bon astrophysicien amateur est "à éclipse".
... j'en oublie, sans doute...
les Wizzeurs wizzent et ne passent plus ici, malheureusement,
et on ne peut pas commenter chez eux puisqu'on n'a pas de wizz.
Moi même j'ai mon blog, je rends visite à quatre ou cinq blogs régulièrement.
Dont "les lentilles", dont j'ai écrit pas mal des derniers billets.
Reste un groupe de gens qui aiment se parler, se retrouver, échanger,
et c'est extrêmement précieux, à mon sens.
On discute, on tchat, presque en MSN...
Les nouveaux billets sont, à la limite, des prétextes.
Ce qui fait que l'ensemble rédactionnel est en nette baisse
- mais à nouveau bravo à tous ceux qui essaye de faire vivre cet espace! -
Après l'analyse, sommaire, certes, j'ai une proposition.
Je propose ni plus ni moins de créer un nouveau forum.
J'en ai un peu parlé à Audine, à Dorham.
On peut maintenant créer des forums par soi-même assez facilement.
Mon modèle un peu celui ci, sur le jazz.
On peut tout faire comme un blog : texte, son, vidéo, image...
Mais on peut plus facilement procéder par thèmes qui ne se remplacent pas les uns les autres.
On peut faire cohabiter des discussions diverses en même temps,
et passer des unes aux autres.
Un peu comme le forum Télérama, mais autogérer, et avec image, texte, son, etc...
Mon idée est que la parole sur le net est dispersée en une myriade de blogs.
Ce forum, je le voudrais comme un lieu central.
Chacun garderait son blog, son Wizz,
mais viendrait sur ce forum pour échanger, se rencontrer, "en terrain neutre".
J'y verrais bien une grande rubrique "écriture" avec des concours d'écritures, des textes libres ouverts à discussion.
Des thèmes "cinéma", "livres", "musique", "expos", spectacles", "télé", que sais-je...
un thème "politique"...
Et surtout réservé un espace "de tout et de rien", de pur échange, de discussion tous azimuts.
Franchement, je trouve parfois que c'est une bonne idée,
et parfois une idée nulle.
C'est un pari assez risqué, en tout cas.
Je ne sais surtout pas si ce serait une bonne idée qui rencontrerait un échos.
Mais il me semble que c'est un endroit qui manque dans la configuration actuel de la "blogosphère"...
Car je verrais bien qu'on puisse y disposer parfois des textes de son blog, éventuellement remaniés.
À travers nos différents blogs, nous avons fait des rencontres, noués des liens, crés des affinités.
Suivraient-elles sur un forum?
À voir, à discuter...
De toute façon, je ne peux pas le faire seul,
il faut modérer, administrer un peu, tout ça...
Là est ma plus grosse hésitation :
évoquer un truc pareil c'est d'emblé en apparaître comme celui qui fait tout le boulot.
C'est une bouteille à la mer.
Chacun y répond comme il veut, comme il le sent...
Doudourou
19:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (268) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lentilles


