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15.11.2008

Ce qu'on fabrique à la Fabrique à Brac

lafabrique3.jpg

 

La Fabrique à brac, mais qu'est-ce?

C'est un forum qui se crée.

Un forum qui se voudrait une fabrique de connivence,
un atelier de recherche en poésie appliquée,
une boîte à outils et à idées,
un laboratoire d'accélération des particules neuronales…

C'est, ou plutôt ce sera,
un espace collectif et auto-géré,
une communauté ouverte qui ne demande qu'à s'ouvrir davantage,
un forum accessible à toutes les bonnes volontés,
à tous les affamés de rencontres et/ou de débats,
sans ostracisme et ouvert à tous les gens,
quels qu'ils ou elles soient,
pourvu qu'ils soient de bonne volonté et de bonne compagnie,
pourvu qu'ils soient animés d'un souci d'échange et d'intentions paisibles.

Nous voudrions que, peu à peu, cette Fabrique à briques & à brac devienne un lieu riche de surprises, d'inventions, d'échanges, et de chaleur humaine au-delà des pixels.

Qui est ce "nous"?
Un groupement d'individus qui se sont connus sur feu le forum de Télérama,
ayant ensuite mutés en Lentilles et/ou Wizzz, s'éparpillant ou se regroupant en un archipel de blogs.

Aussi, nous souhaitons à présent lancer cette nouvelle aventure commune
conçu comme un lieu central en forme d'auberge espagnole,
le quartier général de têtes chercheuse en curiosité,
un bistrot où on aimerait venir refaire le monde et à faire fuser les idées,
où l'on ne redoute pas les digressions fécondes,
voir les débats interminable sur des points irréconciliables mais qui finissent bien,
où des quantités de discussions se mènent en parallèle
et où se croisent des passionnés, des théoriciens, des facétieux, des colériques, etc...

Bien sûr, il en existe déjà des espaces communs sur internet,
des ateliers inter-blogs, etc…
Mais généralement très spécialisés,
ou fonctionnant sur un nombre limité de personnes.

La Fabrique à brac va essayer d'être un lieu d'une autre nature.

Vous êtes tous invités à aller vous en rendre compte par vous-même.

06.11.2008

Les lentilles à Marseille

S7300585.jpgC'est bien dommage on ne voit pas grand chose avec ce sponsor envahissant, mais vous étiez bien là en queue de peloton (c'est ma place le groupe du fond)

C'était sympa j'ai pas fini dernière ce qui est déjà énorme pour moi et j'ai même rencontré plein de monde sympa dont ceux là S7300590.jpg

Ils veulent que je fasse le dernier dalton la prochaine fois, mais moi je veux pas être le vilain hargneux il est pas flatteur du tout !

Nous en avons discuté à l'arrivée autour d'une bière mais même l'esprit embué par la bière j'ai pas voulu.

D'ailleurs la bière à l'arrivée c'est une très mauvaise idée, ça donne la nausée et après il faut gravir 2km de côte pour prendre la navette et attendre 1h en pleine cagne avec les jambes qui flagolent et l'estomac qui menace de rendre la dite bière.

Non vraiment c'est une mauvaise idée.

Grazie

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02.11.2008

Dernier Maquis

 

affiche dernier maquis.jpg

Dans une entreprise de récupération – recyclage de palettes de bois, située en bout de piste de l’aéroport de Roissy en France, dans le 9-3, le patron, qui se prénomme Mao, musulman et originaire d’Afrique du Nord, décide d’être meilleur musulman en aménageant une mosquée dans le garage de l’entreprise. Ses ouvriers sont eux-mêmes tous musulmans. Les manœuvres sont des africains d’Afrique noire, les mécaniciens sont d’Afrique du Nord.

Titi joué par Christian Milia-Darmezin dernier maquis.jpg

Tti, lui, conduit des chariots automoteurs, il est très mat de peau, et plutôt copain avec les mécanos. Il veut aussi gagner son paradis et se convertit. Dans un mélange d’enthousiasme naïf et d’ambition, il s’auto-circoncit et manifeste le désir d’être imam.

le patron dernier maquis.jpg

Seulement Mao nomme lui-même l’imam, qui est le peintre de l’entreprise, nord africain un peu illuminé, soit vêtu de sa combinaison rougie par la peinture des palettes à laquelle un masque minimal est ajouté, soit revêtu de sa robe et son chapeau de religieux.

Alors, les ouvriers de Mao, qui ont jusque là supporté des heures de travail non payées, n’acceptent pas cette nomination d’imam alors que les règles précisent que l’imam doit être choisi démocratiquement – encore que, d’après ce que j’ai compris dans divers écrits lus ça et là sur le Net, il s’agirait là d’un débat entre chiites et sunnites.

Toujours est il que cette question va déchirer l’ensemble de l’entreprise.

 

Il s’agit du troisième film de Rabah Ameur-Zaimeche, après Wesh Wesh et Bled Number One, qui joue magnifiquement le rôle du patron, ambigu à souhait, et qui reste malgré tout assez mystérieux, intériorisé.

D’ailleurs tous les acteurs sont formidables, criant de vérité, attachants.

Mais le véritable premier rôle revient aux palettes entassées, rouges, menaçantes et protectrices, filmées comme des installations d’art moderne.

Le film reste dans la tête une fois que l’on est sorti de la salle : il s’agit d’un film qui tourne le dos à la facilité, respecte une très grande beauté formelle et aborde des sujets complexes sans tabous, voire un sujet rarement abordé par les réalisateurs français, le monde de l’entreprise, les rapports sociaux et la religion dans l’entreprise.

palettes dernier maquis.jpg

Une réelle œuvre, un film à retenir, qu’on ne peut faire autrement que retenir.

Publié par Audine

Migration

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